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Les anniversaires, ça se fête

[jk] Madagascar, Algérie, Mali, Macédoine, Indonésie, Burkina Faso, Chypre ou Cuba – à l’occasion de son 20ème anniversaire, le festival «5 continents» s’est offert de beaux cadeaux musicaux pour son programme. Le week-end d’ouverture démarre en trombe avec une explosion de cuivres groovy. Entouré de son Kocani Orkestar, King Naat Veliov confirme avec brio son appartenance aux pionniers des brass bands balkaniques. Le Jaipur Maharadja Brass Band du Rajasthan n’offre quant à lui pas seulement une expérience acoustique; en effet, la formation compte parmi ses rangs des mangeurs de feu ainsi que des charmeuses de serpents.

La deuxième semaine du festival invite les spectateurs à s’armer de curiosité musicale: sur trois scènes, on découvre ainsi du hula hawaiien, du tango argentin, des chœurs monastiques himalayens, des chants diphoniques mongoliens ou des mélodies valiha du Madagascar. Justin Vali, le maître de la cithare malgache, vient accompagné d’amis tels que l’accordéoniste Régis Gizavo ou le percussionniste et chanteur Olombelo Ricky. Le samedi soir, les voix féminines sont à l’honneur. Avec le Le Mystère des voix bulgares, le Valais accueille le même chœur de femmes qui a fait connaître la polyphonie des voix bulgares dans nos contrées. À ne manquer sous aucun prétexte: la performance de la diva macédonienne Esma Redzepova, considérée depuis des décennies comme la reine des gitans. Ces différents artistes ne représentent que quelques-uns des temps forts d’un line-up aussi riche que surprenant. Lisez le programme ou consultez votre conseiller en mélodies – mais quoi que vous fassiez, venez donc faire un petit détour par le Valais!

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Esma Redžepova
Journées des cinq continents, Martigny
21, 28 et 29 juin

 
   
 
Nouveauté

Yang Jing & Christy Doran

No. 9

Leo Records (2013)

[thb] En 1966, Yehdui Menuhin et Ravi Shankar joignirent leurs talents pour donner lieu à leur légendaire session « East Meets West ». Aujourd’hui, la virtuose de la pípa Yang Jing et le magicien de la guitare électrique Christy Doran démontrent ce à quoi pourrait ressembler un tel pont musical au XXIème siècle. Taillé dans un bloc monoxyle de bois, la pípa est un luth chinois qui contemple la guitare électrique centenaire du haut de 2’000 ans d’histoire. Malgré une différence d’âge qui force le respect, le son de ces deux instruments n’est pas fondamentalement très différent. Quant aux compositions, elles sont tantôt de Jing, tantôt de Doran. Le duo joue ensemble depuis 5 ans – ou plutôt, il s’encadre, s’enjolive, s’embellit mutuellement. Au sein de leur petit fuseau horaire privé, les deux musiciens se confrontent dans le plus grand respect: même lorsque les notes de Doran se distordent, jamais ils n’écrasent la tendre pípa… et dans l’atmosphère bluesy et sensuelle de « Shadows of Roses », Jing se charge du transfert vers d’autres sphères musicales. Les sept morceaux ne revêtent pas seulement des noms botaniques, mais évoquent également des univers où le végétal est roi: des praires émaillées de fleurs, le vent dans les feuillages, des haies bourdonnantes d’insectes… et où, à chaque fois, les hommes sont absents des jardins mystérieux dont le duo nous a ouvert les portes.

 

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Info

Fonds culturel Sud

Commission musique du 21 mai 2013

Lors de sa séance du mois de mai, la commission Musique a alloué des subventions d’un montant total de CHF 90’000. Sur les 15 demandes examinées, 12 ont obtenu une réponse positive: 2 manifestations uniques, 2 séries de manifestations, 6 festivals et 2 tournées. Les 12 demandes acceptées ont brigué un total de CHF 145’000, ce qui signifie que «seulement» 62% de la somme attendue a été allouée en moyenne. Dans ce domaine, le montant versé aux projets se situe toutefois entre 27% à 100% de la demande originale, ce qui indique que la somme mentionnée ne relève pas d’une faute de moyens. Parfois les auteurs des demandes se fondent sur les montants maximaux indiqués dans l’aide-mémoire au détriment des contributions de soutien réelles que nous publions de manière continue. Un entretien préalable avec le bureau d’artlink peut aider à évaluer le montant d’une allocation de manière réaliste. Une telle démarche permet de doter le financement d’un projet d’une base solide. Même si la commission alloue volontiers des montants plus importants aux programmes et aux projets novateurs, celles-ci doivent présenter un rapport raisonnable aux autres sommes allouées.

 

Vous trouverez des informations détaillées sur le fonds ici, les liste actuelles des projets soutenus ici.

   
 
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